Asphodèle

Sculpture textile, stumpwork, boutis ... de fils et de fibres


02 février 2012

Sculpture textile -

Mon questionnement sur la/ma féminité se prolonge d'une nouvelle sculpture :

 

 "La fileuse"

 

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Je citerai une phrase de Freud lors de sa conférence sur la féminité (1932):

"Peut-être ont-elles cependant trouvé une technique, celle du tissage, du tressage. S'il en est vraiment ainsi, on est tenté de deviner le motif inconscient de cette invention. La nature elle-même aurait fourni le modèle d'une semblable copie en faisant pousser sur les organes génitaux les poils qui les masquent. Le progrès qui restait à faire était d'enlacer les fibres plantées dans la peau et qui ne formaient qu'une sorte de feutrage."

 

Posté par Catherine Rosselle - . Sculptures textiles - Commentaires [14] - Permalien [#]

Commentaires

    Toujours aussi jolies et raffinées tes sculptures !
    J'aime beaucoup celle-ci peut-être pour son rapport au fil...
    Douce aprem!
    biz

    Posté par Greenye, 02 février 2012 à 16:39
  • Magnifique !

    Posté par bricolosdulundi, 02 février 2012 à 17:03
  • Comme ses soeurs elle a l'air si douce si rêveuse pourtant le visage n'a pas d'expression tout est dans la position de la tête et des mains ...
    T'es très douée pour rendre la féminité

    Posté par Nadine, 02 février 2012 à 17:41
  • Je la trouve élégante ta fileuse.
    Bisous et bonne fin de semaine.
    Delphine

    Posté par Chines à Gaillac, 02 février 2012 à 19:11
  • Tout soudain, s'impose à moi l'image de Freud équipé d'une aiguille (symbole phallique)et mettant en scène les images qui devaient lui traverser l'esprit... Moi, je dis, c'est un coup à se blesser!
    De toutes façons, il n'aurait sûrement pas eu ta délicatesse et ta finesse! Jolie fileuse!

    Bises

    Mag

    Posté par Mag.tissu, 02 février 2012 à 19:31
  • Première visite

    Je découvre ton blog.
    Me reviennent les vers de Victor Hugo dans Booz endormi:
    Un frais parfum sortait des touffes d'asphodèles,
    Les souffles de la nuit flottaient sur Galgala.

    Posté par Marie-Odile, 02 février 2012 à 22:24
  • magnifique introspection
    Bon Jour

    Posté par ella, 03 février 2012 à 08:50
  • Magnifique composition

    Posté par Malou, 03 février 2012 à 11:55
  • Détricotage....

    Après que toute la tenue fut détricotée, elle s'aperçut que le fil venait d'elle-même mais après qu'elle aurait détricoté sa toison, le fil serait-il arrivé au bout ou bien son corps, lui-même, continuerait-il à disparaitre, rang après rang, jusqu'au total oubli ?

    Posté par Mimiblue, 03 février 2012 à 21:47
  • ce personnage laisse une atmosphère étrange, j'aime beaucoup, trés jolie création. Amicalement Linette

    Posté par linette, 04 février 2012 à 08:04
  • C'est beau...

    J'aime cette femme qui se "défile"... Il est vrai qu'elle est empreinte de douceur mais en pouvait-t-il être autrement de ta part ?

    Posté par Annie de Laragne, 04 février 2012 à 10:42
  • bon, ce texte de Freud, je le trouve méprisant, ce en'est pas la 1° fois qu'il apparait comme machiste et totalement méconnaisseur de l'âme et de la psyché féminine; en revanche, ta frileuse m'meut profondément. Bravo et merci!!

    Posté par Anne, 04 février 2012 à 13:59
  • Elle est bien jolie ta fileuse ! Bisous et bonne soirée

    Posté par Claudine, 05 février 2012 à 20:53
  • J'aime tes créations pleines de sens. Pas besoin de visage, ta fileuse exprime beaucoup de choses par son attitude, c'est très beau.

    Posté par coeur de freesia, 08 février 2012 à 14:40

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